Emploi : la dignité humaine (août 2006)
A l’occasion de ses 25 ans, SAW-B a sollicité une contribution d'un spécialiste de la problématique de l'emploi et du travail, Bernard Van Asbrouck. Cette note a pour ambition d’accompagner les débats et les questionnements de nos membres sur des questions qui les préoccupent quotidiennement telles que la nécessité de l’emploi pour des personnes peu qualifiées, la notion de qualité d’emploi, etc.
Handicap et emploi (octobre 2006)
Cette analyse traite de la thématique de l'accès à l'emploi pour les personnes handicapées. L’EWETA et la Febrap, toutes deux membres de SAW-B, sont confrontées à une limitation du quota d’emploi de personnes en situation de handicap au sein des ETA et s’intéressent de plus en plus aux modalités d’emploi au sein d’autres types d’entreprises. L’organisation d’un petit déjeuner et la rédaction de cette analyse ont fait suite à une interpellation de leur part.
Réalités de l'économie sociale d'insertion belge et québécoise (novembre 2006)
La rédaction de cette analyse fait suite à une visite exploratoire au Québec sur le thème de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes peu qualifiés. La note propose d'éclairer les pratiques d'insertion socioprofessionnelles belges à la lumière des québécoises. Cela pour lancer un premier débat en vue de la rencontre Internationale des Entreprises d'insertion d’octobre 2007 en Belgique.
Le tendering (novembre 2006)
L’adjudication de l’accompagnement des chômeurs vers l’emploi est clairement identifiée comme une tendance qu'il est nécessaire de surveiller et d'analyser. Elle touche en effet directement les entreprises d’économie sociale d’insertion, leurs travailleurs et leurs stagiaires. Les enjeux qu’entraîne cette semi-libéralisation et marchandisation de l’insertion socioprofessionnelle sont énormes. Cette première analyse a été réalisée pour mener des débats plus larges sur la problématique.
Entreprise d’insertion et titres services (décembre 2006)
L'analyse fait suite à une enquête réalisée par SAW-B en 2006 auprès d’entreprises d'insertion qui utilisent le système Titres-services. Elle rassemble les résultats de cette enquête et les nouvelles questions qu’amènent les décisions du gouvernement fédéral.
Insertion et développement durable (décembre 2006)
Le développement durable est une réalité qui s’impose de plus en plus et qui représente un réservoir potentiel de main d’œuvre au départ peu qualifiée. Fort de ces constatations, SAW-B souhaite lancer une réflexion avec l’ensemble des acteurs de terrain pour préparer les équipes formatrices mais aussi les stagiaires aux défis qui seront ceux de demain et aux changements nécessaires (en termes d’emploi mais aussi de comportements) pour y répondre.
Ilde et formation des travailleurs : la quadrature de cercle ? (octobre 2007)
Cette analyse fait suite à plusieurs interpellations d’ILDE sur les questions de la formation de leurs travailleurs peu qualifiés et sur les difficultés qui y sont liées. Cette analyse pose un regard critique sur la reconnaissance ILDE. Elle propose également à la lumière de ce qui se passe sur le terrain, des solutions concrètes à développer pour répondre aux difficultés éprouvées par les ILDE bruxelloises pour offrir une formation de qualité à leurs publics cibles.
Vers la marchandisation de l'insertion ? (novembre 2007)
Depuis quelques années se dessine lentement une marchandisation de l’insertion socio-professionnelle. En Flandre particulièrement, l’accompagnement des chômeurs fait l’objet de plus en plus d’appels d’offre qui laissent la porte ouverte à des organismes privés lucratif avec toutes les dérives que cela peut entraîner. Cette marchandisation n’est évidemment pas sans risque pour les entreprises d’économie sociale d’insertion et pour les publics fragilisés avec lesquelles elles travaillent. Après une première analyse en 2006 sur le sujet, SAW-B a souhaité approfondir la question par une seconde analyse et l’organisation d’un petit déjeuner en décembre 2007 à Namur.
Activation des chômeurs : impact sur l'ES d'insertion (novembre 2008)
La mise en œuvre, depuis 2004, du Plan d’Accompagnement et de Suivi des chômeurs, confronte l’économie sociale d’insertion à une série de nouveaux défis : l’accompagnement d’un public plus nombreux et moins motivé, l’endossement d’un rôle de contrôle souvent vécu comme contraire à leur mission, ce qui a notamment comme impacts une pression accrue sur les équipes et une perte de qualité de l’accompagnement. Finalement, l’impact réel du plan d’activation sur la responsabilisation individuelle laisse place à de nombreux doutes.
La participation des travailleurs au sein de l'ES d'insertion (décembre 2008)
La participation des travailleurs est considérée par beaucoup comme un élément constitutif de la gestion des entreprises d’économie sociale car elle s’inscrit dans les valeurs qu’elle porte : replacer l’homme et le travailleur au cœur du processus de production. Dans l’économie sociale d’insertion qui travaille avec un public en situation de précarité, instaurer ce genre de pratiques ne va cependant pas de soi. Malgré la pertinence d’une telle démarche dans un secteur qui vise l’intégration, le défi de la participation d’un public fragilisé et en passage dans l’entreprise n’est qu’une des nombreuses difficultés rencontrées sur le terrain (manque de compétences, manque de motivation, y compris de la part de l’équipe, coûts élevés, etc.). Au-delà de ces difficultés d’ordre pratique, d’autres questions encore se posent, telles que la portée réelle de ces pratiques en termes de pouvoir de décision, ou la liberté de la démarche.
Les EFT face à la motivation des stagiaires (juin 2009)
La motivation des stagiaires face à leur formation et aux débouchés qu’elle peut leur offrir est une des conditions de la réussite de la mission d’insertion des entreprises de formation par le travail (EFT). Certaines d’entre elles constatent cependant une certaine démotivation des stagiaires, des abandons inattendus en cours de formation, etc. Cette analyse propose d’étudier plusieurs pistes qui peuvent expliquer les situations d’abandon de certains stagiaires en EFT, à la lumière du contexte culturel, social et économique actuel. Elle propose ensuite quelques pistes de réponses que peuvent apporter les EFT et l’économie sociale de manière plus générale mais également leurs limites.
ISP face à la responsabilisation (novembre 2009)
Responsabilité et responsabiliser. Ces deux concepts semblent aujourd’hui plus que jamais présents dans notre société. Il faut responsabiliser les adolescents, les entreprises, les parents ou encore le citoyen. Les entreprises d’économie sociale n’échappent pas à cette logique, qui touche particulièrement les entreprises de formation par le travail (EFT) et les organismes d’insertion socioprofessionnelle (OISP). Quelles sont mes responsabilités en tant que formateur face au stagiaire ? Et quelles sont celles de ma structure de formation dans notre société actuelle ? Comment puis-je arriver à responsabiliser les stagiaires face à leur avenir ? Les réponses à ces questions sont complexes et certainement pas uniques, comme a pu le démontrer les débats qui ont eu lieu lors de l’assemblée général thématique de la fédération Aleap, à laquelle fait suite cette analyse.
Des emplois durables dans l’insertion ? Ou une économie pour tous ? (avril 2010)
Les professionnels du secteur de l'insertion sont de plus en plus confrontés à des publics difficiles à réinsérer. Les exigences toujours croissantes de l'économie classique et la disparition des emplois faiblement qualifiés d'une part, les politiques d'activation d'autre part, se conjuguent pour compliquer la mise à l'emploi d'un nombre croissant de personnes. D'aucuns envisagent que l'accompagnement puisse se poursuivre au-delà de la période d'insertion proprement dite. D'autres se demandent s'il ne faut pas penser à une toute autre piste et chercher à créer des emplois durables pour ces personnes « déclassées »... peut-être tout simplement trop normales ? Dans cette analyse, nous passerons en revue les éléments du débat et présenterons le dispositif flamand des « sociale werkplaatsen ».
Souriez, vous êtes coachés (février 2011)
Longtemps cantonnés au domaine sportif, les coachs envahissent aujourd'hui le quotidien de tout un chacun. Santé, régime, look, décoration mais aussi soutien scolaire, management, recherche d'emploi, bien-être.... Le coaching dispense ses conseils dans tous les champs de l'existence, au sein de l'entreprise, des administrations, de la santé comme de l'intimité. Comment cette multiplication des coachs s'explique-t-elle ? Quels types d'individus « construisent » les coachs ? Le succès des coachs est-il le symptôme de changements de société, lesquels? Cette analyse retrace d'abord les contours du concept et son évolution historique pour ensuite expliquer son succès et identifier les questions qu'il pose.
Le jobcoaching, à quelle sauce ? (février 2011)
L'insertion socioprofessionnelle n'échappe pas à la vague du coaching. Du Forem aux agences d'intérim en passant par l'économie sociale, les coachs et leurs conseils personnalisés sont omniprésents. Mais qui sont-ils et que recouvrent leurs pratiques ? En quoi ces accompagnements personnalisés, leurs méthodes et objectifs, se ressemblent ou se distinguent-ils ? Quelles questions soulèvent-ils ? Et du côté de l'économie sociale, quelles réalités recouvre le jobcoaching ?
Catégorisation des chômeurs : de la segmentation vers la stigmatisation ? (avril 2011)
Alors que la procédure d'activation des chômeurs est toujours sous le coup d'une réforme au niveau fédéral, les régions envisagent déjà de mettre en œuvre une segmentation des parcours de remise à l'emploi. Les entreprises d'économie sociale actives dans l'insertion ainsi que les CPAS et les organisations syndicales se sont montrées critiques à l'égard de ces projets. Cette analyse présente les projets de réforme des procédures d'accompagnement des chômeurs, en se focalisant sur la catégorisation des chômeurs, et tente de dégager des éléments de critique. Il faut tenir compte du contexte pour évaluer le caractère a priori positif d'un accompagnement que l'on dit vouloir coller au plus près des attentes des chômeurs. D'autant plus que ce contexte pousse à la plus grande prudence...
Quel sens pour le travail social en insertion socioprofessionnelle aujourd'hui ? (avril 2011)
Le secteur de l'insertion socioprofessionnelle a l'habitude de se questionner, d'interroger ses pratiques et, à la lumière de ces réflexions, de porter un regard critique sur les politiques d'emploi. Aujourd'hui, posée de diverses manières, la question du sens traverse l'ensemble du secteur : quel sens y a-t-il à former des adultes aujourd'hui ? Entre chômage structurel et Etat social actif, comment se conçoit l'insertion socioprofessionnelle ? Cette analyse propose d'exposer la perte de sens qu'expriment les travailleurs des EFT (entreprises de formation par le travail) et OISP (Organismes d'insertion socioprofessionnelle) pour la contextualiser et la mettre en perspective.
Les métiers des EFT et OISP : enjeux et perspectives (novembre 2011)
Le secteur de l'insertion socioprofessionnelle est relativement jeune. Il s'est construit progressivement au plan légal, administratif et pédagogique. Depuis 30 ans, il a connu de nombreux changements. A l'occasion de sa dixième assemblée thématique et festive, la fédération Aleap a réuni ses membres, dirigeants comme travailleurs d'EFT et OISP, pour réfléchir ensemble sur ces évolutions. Vous qui travaillez à cette insertion socioprofessionnelle des personnes sans emploi, qu'est devenu votre métier aujourd'hui ? En quoi consiste-t-il, comment a-t-il évolué ? Comment envisager l'avenir et que proposer pour remplir au mieux votre mission ? Telles sont les questions qui ont été posées aux formateurs métiers, aux formateurs de bases, aux intervenants sociopédagogiques, au personnel administratif ainsi qu'aux directions et membres des CA. Cette analyse propose de partager leurs réponses et d'explorer les pistes d'action préconisées.