Systèmes économiques alternatifs (novembre 2008)
Face aux politiques ultralibérales et de marché, des hommes et des femmes ont osé imaginer d’autres logiques pour produire et partager la richesse, et ainsi remettre du sens dans leurs échanges de biens et de services. Parmi ces « systèmes économiques alternatifs », il y a les Systèmes d’Echanges Locaux, les Groupements d’Achats Communs ou Solidaires, les monnaies alternatives, etc. Les coopératives, mutuelles et caisses d’épargne sont également le fruit de tels raisonnements et luttes solidaires menées par les générations qui nous ont précédées, tel que nous tendons à l’oublier. Cette analyse formule des observations, des critiques et des questions pour que ces systèmes alternatifs puissent continuer à inspirer les pratiques et nourrir l’imagination des porteurs de projets dans le faisceau de l’économie sociale.
Entreprises d'économie sociale et finances éthiques (décembre 2008)
Les réserves financières des entreprises travaillent-elles dans le même sens que les structures dont elles sont le fruit ? L’entreprise inscrite dans le cadre de l’économie sociale va-t-elle intégrer des considérations éthiques et solidaires dans ses choix d’investissements ? Quels sont les éléments qui peuvent aider ou, au contraire freiner, l’amélioration de cette cohérence entre les moyens mobilisés et les fins poursuivies ? Le but de cette analyse est d’alimenter une réflexion critique afin de permettre à chacun de construire sa propre opinion et de la traduire dans des pratiques compatibles avec les spécificités de son entreprise.
Mutualiser l'épargne des entreprises d'économie sociale (juin 2009)
Et si l’économie sociale créait une mutuelle d’épargne ? Telle est la question que pose cette analyse. Nos entreprises placent encore souvent leurs réserves dans des banques classiques sans savoir ni où ni comment cet argent est investi. Mutualiser leur épargne leur permettrait de se réapproprier l’usage de celle-ci et de créer un outil de solidarité, pour soutenir la création de projets innovants ou pour répondre aux problèmes de financement ponctuel des entreprises du secteur. L’analyse fait suite au petit-déjeuner d’économie sociale organisé le 27 mai 2009 sur la question qui a permis de mettre en évidence les freins et les avantages d’un tel projet.
Rémunération du capital au sein de l'ES (novembre 2009)
La primauté du travail sur la capital dans la rémunération des revenu est un des principe clef de l’économie sociale. Ce principe se décline de manière variable et plus ou moins strictes ou explicites au sein du secteur. Il pose toutefois différentes questions, certaines d’ordre technique, d’autres d’ordre idéologique. Comment attirer des capitaux dans nos entreprises alors qu’une de ses spécificités est justement de peu les rémunérer ? Est-il possible d’attirer des capitaux suffisants avec la perspective d’un bénéfice avant tout social ? Comment expliquer que les entreprises acceptent de rémunérer leurs prêts bancaires, mais pas toujours leurs coopérateurs ? Plus fondamentalement, l’économie sociale peut-elle représenter une réelle alternative au capitalisme sans remettre en question le principe de rémunération du capital qui représente un des fondements du système économique actuel ?
Quelle rémunération du capital au sein de notre système économique ? (juillet 2010)
Recevoir un intérêt lorsqu'on prête de l'argent, en payer lorsqu'on emprunte : voilà qui paraît faire partie des réalités incontournables de notre quotidien. Pourtant, il existe d'autres manières de voir les choses... et d'autres manières de faire, au sein de l'économie sociale. Dans cette analyse, nous présenterons les justifications classiques de l'intérêt, leurs avantages et leurs inconvénients, mais également quelques pratiques alternatives.