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Juin 2014 - n°110

AIDE AUX PERSONNES

AIDE AUX PERSONNES

A la veille des élections, l’asbl Gammes rappelait la nécessité d’une reconnaissance du métier de garde à domicile en région bruxelloise. Si l’ensemble des partis se sont positionnés pour un renforcement des services d’aide à domicile, qu’en sera-t-il demain ?

Gammes offre un service de gardes à domicile pour personnes adultes âgées, en perte d’autonomie, handicapées, bénéficiant de soins palliatifs, etc. Le garde à domicile va aider et accompagner la personne afin que celle-ci puisse demeurer dans son milieu de vie habituel. Il assure ainsi une présence axée sur la sécurité, l’hygiène et le confort du bénéficiaire, tout en s’adaptant à ses habitudes et en le soutenant dans ses activités.

Confronté au vieillissement d’une part importante de la population, le métier de garde à domicile répond à un besoin en augmentation depuis plusieurs années. Le manque d’effectif professionnel ne permet toutefois pas de répondre à la demande, laissant des familles entières dans des situations difficiles à gérer. Or à ce jour, et contrairement à la Flandre et la Wallonie, il n’existe toujours pas de statut définissant le métier de garde à domicile en région bruxelloise.

Afin d’obtenir la reconnaissance de ce métier indispensable pour le maintien à domicile, Gammes sollicite les pouvoirs publics et en appelle au vote d’une ordonnance qui lui donnerait un réel statut. Une définition précise du métier et des clarifications quant aux modalités de subventionnement s’avèrent en effet nécessaires pour répondre aux besoins de la population âgée et des familles.

L’association a également décidé de lancer une campagne de sensibilisation sur ce thème, donnant la parole à l’humain. A travers la compilation de témoignages de bénéficiaires interprétés par des comédiens, un carnet multimédia a été conçu en ligne pour expliquer ce qu’est le métier de garde à domicile et en quoi il a toute sa place dans le chaînon actuel des aides à domicile. Pour accéder à ce journal intime : http://www.journalintime.be/

Lancée en 1999 par cinq centres de coordination d’aide et de soins à domicile, quatre missions locales et trois centres de formation de la région de Bruxelles Capitale, Gammes asbl apporte un service de Garde à Domicile qui se veut innovant et financièrement accessible à des personnes en perte d’autonomie, désireuses de continuer à vivre chez elles. Elle permet aussi à des demandeurs d’emploi peu qualifiés de s’insérer professionnellement en les formants au métier de garde à domicile.

Plus d’infos  : Gammes asbl – Courriel : communication@gammesasbl.be – Tél. : 02 537 27 02 - Site : http://www.gammesasbl.be

FINANCE SOLIDAIRE

La coopérative de finance solidaire soufflera ses 30 bougies le 14 juin prochain. Et 30 ans, ça se fête !

Depuis sa création en 1984, Crédal se bat pour une société plus juste et solidaire. Contrairement à d’autres organismes de prêts, son ambition n’est pas d’assurer une production croissante de crédits, mais, au contraire, d’utiliser le crédit comme un véritable outil de développement social. Le cœur de Crédal, c’est avant tout l’argent placé par ses coopérateurs. Cet argent est ensuite prêté à des entreprises sociales (crédits solidaires), à des entrepreneurs (microcrédits professionnels) et à des personnes victimes d’exclusion bancaire (microcrédits personnels). Grâce au soutien de Crédal, des centaines d’entreprises sociales ont ainsi pu lancer de nouveaux projets et se développer.

Crédal profitera de l’événement pour interroger la finance solidaire. Une conférence-débat, intitulée « Initiatives locales, impact mondial ! Quelle influence la finance solidaire peut-elle avoir sur la société ? », abordera la question du rôle que peut jouer la finance solidaire dans les nouveaux paradigmes qui émergent au sein de la société civile. Partout, en Belgique et ailleurs, des initiatives locales voient le jour. Elles touchent tous les domaines (alimentation, agriculture, climat, énergie, formation, etc.) et explorent de nouvelles voies possibles.

Les invités, Jean-Pascal Van Ypersele, Olivier De Schutter et Eric de Keuleneer, tenteront d’apporter, en dialogue avec des acteurs de terrain, des éléments de réponses aux questions suivantes : pourquoi des initiatives locales sont-elles porteuses de changement de société ? En quoi sont-elles novatrices, inspirantes, adaptées ? Comment soutenir la mise en œuvre d’initiatives locales ? Comment les essaimer ?

Mais cet anniversaire se veut bien entendu festif ! Au programme de la journée : balade gourmande, village des clients, animations festives, concert, etc., dans le cadre original du théâtre forain de la compagnie des Nouveaux Disparus. Ouvert à tous, cet événement, est l’occasion parfaite de découvrir les bienfaits de la finance solidaire. Une finance au service de l’intérêt général et donc, des citoyens.

Plus d’infos  : Heures : à partir de 12h30 (la conférence se déroulera de 14 à 16h) - Lieu : Compagnie des Nouveaux Disparus (Ancienne gare Josapahat), entrée par l’avenue Gustave Latinis au niveau du numéro 150 à 1030 Schaerbeek – Tél. : 010/48 33 50 - Courriel : credal@credal.be - Site : www.credal.be

MOBILISATION CITOYENNE

TAFTA, l’accord commercial transatlantique ou Trans-Atlantic Free Trade Agreement (aussi connu sous le nom de TTIP, Transatlantic Trade and Investment) est un projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis. Prévu pour 2015, un traité est ainsi négocié depuis des années dans une certaine opacité. Ces négociations ont pour objectif d’accélérer le processus de libre-échange bilatéral entre l’UE et les USA dans des domaines aussi variés que l’alimentation, les médicaments ou encore les services publics.

Depuis plusieurs mois, la mobilisation contre le marché transatlantique monte toutefois en puissance. En Belgique, l’alliance D19-D20 et la plateforme No-Transat, qui regroupent citoyens, monde associatif et syndicats ont lancé l’alerte. Ils accusent les responsables européens de mener une politique néolibérale qui s’avère destructrice, tant sur le plan social qu’économique et écologique.

En Europe, 120 organisations issues de la société civile rejettent les négociations sur le traité de libre-échange UE/USA et signent une déclaration commune. Pour ces associations, l’objectif du traité est clair : abaisser les règlementations sanitaires, fiscales, sociales et environnementales en vigueur au profit des grandes entreprises. Or, pour le collectif, ce dont l’Europe a besoin, c’est de meilleurs filets de protection sociale, de plus d’actionnariat public, de normes plus élevées, de plus de droits humains et d’une meilleure protection de l’environnement.

Ce n’est pas la première fois qu’il est préconisé de soumettre l’ensemble des services à la libre concurrence. Voici dix ans, un tournant a été amorcé dans la libéralisation des services au sein de l’UE. C’était en 2004 avec la directive dite « Bolkenstein ». Les débats de l’époque furent intenses.

Bien qu’elle semble avoir été réticente au départ, la Commission européenne a finalement décidé de lancer une « consultation publique ». L’enjeu crucial pour l’économie sociale est de faire entendre sa voix et de défendre les valeurs fondamentales qui font sa spécificité. L’intérêt général doit primer sur la loi du seul profit. Des alternatives existent, le moment est donc venu pour le citoyen de faire entendre sa voix.

Plus d’infos  : Alliance D19-D20 : http://www.d19-20.be - Plateforme No-transat : http://www.no-transat.beDéclaration commune d’organisations de la société civile européenne - Analyse de SAW-B sur le traité transatlantique

Une newsletter publiée par SAW-B avec le soutien de la Wallonie