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Décembre 2015 - n°125

Actu des entreprises

Prix de l’innovation sociale

Trois lauréats

Le Prix de l’Innovation sociale organisé par l’Unipso (union des entreprises à profit social) a rencontré un vif succès : 78 dossiers déposés, 20 sélectionnés et 7000 votes des internautes. Parmi les candidats retenus, beaucoup de diversité. Si tous partagent le fait d’apporter une réponse nouvelle et adaptée à un besoin social, ils se distinguent par leur nature (services, outils, techniques de travail, …), leur secteur (socioculturel, action sociale, éducation, santé, …) et leur public (personnes précarisées, âgées, handicapées, …). Le jury a souligné la qualité des projets proposés et a retenu trois lauréats.

L’ASBL Le Bien Vieillir, pôle d’expertises en vieillissement, a reçu le troisième prix (2500€) pour son service « C’est Ma Vie ! Et la maladie d’Alzheimer en fait partie ». Il rassemble une équipe interdisciplinaire et propose des consultations pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzhiemer comme pour leur proche.

Le second prix (5000€) est décerné à Nos Oignons, pionnière de l’agriculture sociale. Avec ses ateliers collectifs et stages individuels d’insertion en entreprises agricoles, l’ASBL croise soutien aux agriculteurs et insertion sociale pour des personnes hébergées en institution de santé mentale.

Enfin, le projet « Traverse » de Lire et Ecrire Luxembourg est couronné du premier prix (10 000€). Cet outil pédagogique et littéraire original est une collection de livres courts et simples rédigés par des apprenants en alphabétisation, à destination d’un public variés (adultes, étudiants, …).

Plus d’infos : dossier de presse de l’Unipso

Médor

Sortie muselée

Ce 20 novembre s’annonçait la sortie de Médor, nouveau magazine trimestriel dédié aux récits et à l’investigation. Coopérative à finalité sociale, Médor innove et associe lecteurs comme journalistes pour se donner les moyens d’un journalisme de qualité et des conditions de travail dignes.

Créé en juin 2014, le magazine allait enfin publier son premier numéro mais s’est vu mettre le haut-là en dernière minute. La raison : une action en justice de la société pharmaceutique Mithra. Lourdement mise en cause par l’article "Le risque financier que Mithra n’a pas déclaré à la FSMA" (signé David Leloup), celle-ci a introduit un recours unilatéral en référé, c’est-à-dire sans prévenir la partie adverse. Extrêmement peu utilisé, ce procédé se justifie quand on estime courir préjudice grave et qu’il est nécessaire d’agir dans l’extrême urgence.

Mithra considère que trois informations de l’article de David Leloup sont fausses : la dissimulation d’une procédure judiciaire en cours avec Contrel Europe au moment de publier le prospectus nécessaire à son entrée en bourse ; l’utilisation au bénéfice de Mithra d’informations confidentielles de Contrel Europe ; le refus de François Fornieri (CEO de Mithra) de répondre aux questions du journaliste. La firme redoute qu’une telle atteinte à sa réputation se répercute négativement sur le cours de ses actions.
Les faits démontrent le contraire avec une croissance de 12% depuis l’éclatement de cette affaire.

Médor se défend : c’est tout un journal que cette requête musèle à coup de menaces d’astreintes exorbitantes (12 000€ par infraction constatée et jour de retard) et c’est un solide dommage financier que subit la jeune coopérative privée de son lancement.
Plus fondamentalement, c’est contre la censure subie que s’insurge Médor et se défend. L’un de ses avocats, Bernard Mouffe, rappelle que la liberté d’expression est à la base de la liberté de la presse. Il plaide : "Je suis raciste et je n’aime pas les roux. Je peux le clamer haut et fort. Si je le dis à un roux, je lui nuis, mais j’ai le droit de lui dire (…). La liberté d’expression, ce n’est pas dire ce qu’on a envie d’entendre, mais c’est dire ce qu’on pense".

Le jugement rendu ce 1er décembre 2015 donne raison à Médor, à présent disponible à la vente.

Plus d’infos : Communiqué de presse de Médor, « Mithra brouille le débat sur la censure », 25/11/15 - Keszei N., « A la niche, Médor ? », in L’Echo, 27/11/2015

Label Financité & FairFin

Un succès croissant pour la finance solidaire

Agricovert, Fan(e)s de carotte, NEW B, Lucéole, Terre-en-Vue, … nombreuses sont les entreprises sociales dont les appels publics à l’épargne sont labellisés « finance solidaire ».
Créé par Financité et Fair Fin, ce label assure aux citoyens soucieux des effets de leur épargne qu’ils investissent dans un projet d’économie sociale avec un impact positif sur le social, l’environnement ou la culture. Il engage aussi les entreprises sociales qui obtiennent ce label à communiquer régulièrement et en toute transparence sur le produit financier qu’elles ont proposé (part de capital, obligation, …).Outre la sécurisation du citoyen investisseur, le label permet aussi aux projets locaux de s’inscrire dans un mouvement plus large.

Le premier baromètre de l’investissement solidaire atteste du succès de ces financements citoyens pour les coopératives et ASBL. Fin 2014, ce sont 53 millions qui ont été récoltés de la sorte grâce à 56 000 coopérateurs. Depuis, cinq coopératives et une ASBL supplémentaires ont obtenu le label et porté à 20 le nombre d’entreprises sociales labellisées Financité & Fairfin.

Plus d’infos : Liste des produits financiers labellisés Financité & FairFin – Règlement du label Financité & FairFin - Premier baromètre de l’investissement solidaire

Récup et recyclage

Secteur en progression !

Bonne nouvelles pour la planète comme pour les entreprises sociales du secteur, les activités de récupération se multiplient et se développent, soutenues par des citoyens de plus en plus attentifs à leur impact environnemental et sociétal.

L’édition 2015 de l’Observatoire de la réutilisation et du réemploi met en évidence le travail réalisé dans ce domaine par les acteurs de l’économie sociale. Disséminées en Wallonie et à Bruxelles, 60 entreprises sociales ont collecté 139 000 tonnes de biens et ont permis la réutilisation/réemploi de quelque 36 000 tonnes. En 10 ans, l’emploi dans ce secteur a connu une croissance de 65% pour atteindre aujourd’hui 2410 emplois ETP (équivalents temps plein).

A noter : outre ces chiffres encourageant, la deuxième édition de cet Observatoire fournit aussi une clarification des concepts et une présentation des acteurs de l’économie sociale.

Plus d’infos : télécharger l’édition 2015 de l’Observatoire de la réutilisation et du réemploi – Personne de contact : Arabelle Rasse, chargée de communication pour la fédération Ressources a.rasse@res-sources.be 081/39 07 10

Appel à contributions

Edition 2016 du Global Social Economy Forum (GSEF)

Après Séoul en 2014, c’est à Montréal que les acteurs de l’économie sociale et les pouvoirs locaux du monde entier se donnent rendez-vous en septembre prochain. Leur objectif : améliorer leur collaboration afin de favoriser la création d’emplois de qualité, la croissance équitable, le progrès de la démocratie participative et le développement durable.
Dynamique et participative, cette rencontre permettra le partage des meilleures pratiques de co-construction de politiques publiques et de développement de l’ES, l’identification des occasions et enjeux de collaboration entre acteurs de l’ES et pouvoirs locaux.
Aujourd’hui, le GSEF lance un appel à candidatures : si vous portez des initiatives innovantes qui influencent le développement de votre collectivité, soumettez-les avant le 3 janvier 2016.

Plus d’infos : Critères pour présenter son initiative - site du GSEF2016

Une newsletter publiée par SAW-B avec le soutien de la Wallonie